Le CEG fête ses 20 ans d’existence

evet1Le 23 novembre 2016 dans l’atrium du siège d’AXA, le CEG a fêté ses 20 ans d’existence
L’ensemble des membres du comité Européen actuellement en responsabilité, auquel se sont associés de nombreux et illustres anciens, se sont réunis autour de Thomas Buberl et Henri de Castries pour commémorer cet événement.2o30a5569A cette occasion le CEG s’est vu remettre de la main d’Anne ATTAY le stylo qui a servi à signer l’accord le 26 juin 1996. C’est Anne, responsable des relations publiques du Groupe à cette époque, qui avait organisé la réunion officielle de création du C.E.G. à Bruxelles, à la demande de Claude Bébéar.

4Thomas BUBERL a confirmé sa volonté de s'inscrire dans la continuité et a souhaité que les 20 prochaines années soient aussi réussies pour le CEG que les vingt précédentes.

L’accord sur le Comité Européen de Groupe AXA a été signé le 26 juin 1996. A durée déterminée de 3 ans à l’origine, il a été reconduit plusieurs fois avant d’être définitivement gravé dans le marbre par un accord à durée indéterminée en 2009 .
Sur ce point comme dans beaucoup de domaines, AXA figure parmi lessignature-accord-2009 pionniers car l’accord est un accord d’anticipation, ce qui veut dire que le groupe n’a pas attendu l’application de la directive de 1994 pour le mettre en place. L’accord de 2009 a lui aussi anticipé la transposition de la directive 2009 38 CE.
Rien d’étonnant à cela car le dialogue social dans le groupe AXA est caractérisé une forte culture de l’engagement contractuel.

Aujourd’hui le CEG AXA est montré en exemple par nos pairs et qu’il est pris en considération de façon positive par les agences de notation sociétales pour évaluer la gouvernance du groupe.

L’ère des pionniers :
Sous la Présidence de Claude BEBEAR et le secrétariat de Jean-Pierre CHEMIN, le CEG a commencé à s’attaquer aux sujets transnationaux qui ont inévitablement émaillé la vie d’un groupe qui s’est imposé en une décennie comme l’un des leaders mondiaux de l’assurance.
Le CEG a réellement pris de l’importance lors de la crise qui a secoué le monde de l’assurance après le 11 septembre 2001 et le WTC qui, hormis le drame humain considérable, a eu un impact sur le groupe de 550 millions d’USD.
C’est l’époque des premières réductions des coûts à l’échelle du groupe avec le projet GENESIS IT et la création d’AXA Tech qui a fait l’objet de la première véritable consultation transnationale du CEG.
Pendant toutes ces années, une concertation s’est établie avec la direction pour élaborer les principes du dialogue social au niveau Européen que nous connaissons aujourd’hui.  Nous avions en ligne de mire une extension transnationale du  « pacte social » à la française qui a permis d’accompagner sans casse sociale la fusion AXA UAP signée le 12 novembre 1996.

 L’ère des bâtisseurs:
Avec le Duo Henri de CASTRIES/Daniel VAULOT à la Manœuvre, un gros travail de concrétisation a vu le jour.
C’est en 2004 que les principes du dialogue social ont été finalisés sous forme d’une charte, largement approuvée par les élus. Ces principes ont été intégrés en annexe à l’accord lors du renouvellement de 2005  à titre de test.
winterthur
Ces principes du dialogue social ont eu une utilisation concrète avec l’acquisition de Winterthur en 2006. A cette occasion, le CEG  a montré le rôle positif qu’il pouvait jouer comme facilitateur de l’intégration des hommes et des cultures d’entreprise. Il faut souligner la contribution décisive qu’a joué Benny LAMMENS, secrétaire du CEE de Winterthur dans ce processus d’intégration.
Compte tenu de ce succès, les 9 principes du dialogue social ont été intégrés de façon définitive dans l’accord de 2009.

assistanceEn 2011, la signature de l’accord d’anticipation des changements est une initiative à l’origine d’AXA Assistance, étendue à l’ensemble du groupe. Cet accord novateur, qui se base sur les principes du dialogue social, définit à la fois la méthode, mais aussi les outils nécessaires en cas de transformation ayant un impact sur l’emploi.  Il est le précurseur du Strategic Workforce Planning, avec la volonté de mise en œuvre de solutions destinées à préserver l’employabilité,
Dans cette période récente, le CEG a fait fructifier les acquis fondamentaux construits patiemment au fil des années.  

Le CEG s’est ouvert à des pays Extra Européens : Japon en 2013, Suisse en 2014 et Mexique en 2015, concrétisant ainsi une revendication forte portée dès l’origine de créer un véritable forum mondial tout à fait en ligne avec la culture du ONE AXA.
En 2013, le Groupe a annoncé son plan de transformation numérique. A cette occasion l’accord d’anticipation des changements a trouvé toute sa pertinence. Nous avons acté lors de la plénière de novembre 2014 que cet accord serait la base de notre action.

Nous avons validé lors de cette plénière notre plan d’action qui consistait d’abord à s’approprier les enjeux de la révolution numérique, à laquelle nous avons consacré notamment une formation de l’ensemble des élus du CEG, une mission d’étude du bureau dans la Silicon Valley et de nombreuses présentations en bureau. Nous avons aussi validé le mode de consultation du CEG, et enfin institué une articulation entre le CEG et les instances locales.
A propos de la mission dans la Silicon Valley, nous avions rencontré grâce à Guillaume CABRERE, Paul DUAN, dont le comité Européen du Groupe AXA soutient financièrement l’action sur son budget de fonctionnement. Celui-ci a concrétisé son projet d’améliorer la recherche d’emploi par le biais des algorithmes. L’application  www.bob-emploi.fr a été lancée en France le mercredi 16 novembre 2016 et devrait faire école dans d’autre pays Européens. Le CEG AXA continuera à soutenir cette action de nature à faire baisser le chômage. C’est un soutien modeste mais hautement symbolique : il n’y a pas de fatalité, la transformation numérique peut créer de l’emploi et nous pouvons y contribuer.
La façon d’aborder la transformation numérique du Groupe que nous avons initiée en 2014 était encore une fois anticipatrice puisque ce n’est que 2 ans plus tard, le 12 octobre 2016 que les partenaires sociaux européens, UNI Europa finance d’une part et les fédérations patronales  Insurance Europe, Amice et Bipar, ont finalisé une déclaration commune sur les effets sociaux de la digitalisation dans l’assurance.

L’ère des héritiers :
En juin 2016, Thomas BUBERL a succédé à Henri de CASTRIES. C’est un changement générationnel qui marque une accélération sensible dans la transformation du groupe.
Du côté des représentants du personnel, le renouvellement de l’instance se fera en 2018 et c’est aussi l’opportunité d’un changement générationnel.

Que sera le groupe en 2020 ou en 2030 ? Les défis sont immenses dans un contexte tout à la fois porteur avec des besoins nouveaux d’assurance, mais aussi inquiétant avec des risques de ruptures. Saurons-nous renouveler et adapter en conséquence ce fameux pacte social qui a contribué à la réussite du groupe ?

La réponse devrait être positive mais aujourd’hui, le doute s’installe compte tenu des décisions radicales prises par le groupe de recentrage d’activités, de cessions et de réorganisations dont les salariés sont les victimes collatérales.
Le groupe doit lever tous les doutes sur ses intentions vis-à-vis des salariés. Il doit se comporter de façon exemplaire en appliquant dans tous les cas l’accord d’anticipation des changements.

A ce titre, la réorganisation de l’activité en Belgique est au centre de toutes les attentions, tant la baisse d’emploi et la remise en cause des acquis sociaux annoncés sont importantes. Ce fut un point fort de notre débat au cours de la plénière du 23 novembre 2016.

Dans ce contexte difficile, mais l’histoire du CEG montre que la difficulté ne nous a jamais fait peur, le CEG est plus que jamais l’instance indispensable pour garantir et faciliter un dialogue social de qualité.
Bien sûr, le fonctionnement du CEG devra évoluer, comme il l’a toujours fait. In fine, et c’est bien notre but commun, le groupe réussira avec les salariés en conservant cet esprit gagnant/gagnant qui l’a toujours animé.

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